Centrafrique: La situation des déplacés centrafricains de Cameroun se dégrade de plus en plus

Selon les Nations Unies, les réfugiés centrafricains qui ont choisi le Cameroun comme leur pays d’asile risquent d’atteindre d’ici 2017 en raison de la pertinence des violences tant au niveau de la capitale Bangui que dans les villes de l’arrière pays. Leur effectif est passé de 233 000 en 2015 à plus de 253 000 réfugiés en 2016. Cette variation de l’effectif pose un sérieux problème de leur prise en charge par le HCR qui travaille en parfaite collaboration avec le gouvernement centrafricain et Camerounais pour permettre leur retour au bercail. La grande majorité de ces réfugiés se trouvent dans la région de l’est du Cameroun, et le reste dans la région de l’Adamaoua une région frontalière avec la Centrafrique. Ce qui est le plus déplorable en plus de leurs difficultés de survie demeure les incursions sporadiques perpétrées par certains groupes armés qui s’enrichissent sur leurs dos. Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le gouvernement camerounais ont annoncé il y a quelques mois la signature d’un accord tripartite avec le pouvoir centrafricain en vue des retours volontaires des déplacés ou des réfugiés dans leur famille respective. Dans le même ordre d’idée, la Représentation du Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés en République Centrafricaine (RCA) et le Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale ont signé le 08 novembre, un accord de partenariat pour la mise en place du Projet d’Appui au Retour et à la Réintégration en RCA (PARET/RCA). C’est un projet initié par le gouvernement centrafricain en collaboration avec le UNHCR dans le but d’améliorer la gestion des différentes actions relatives au retour et la réintégration de nombreux centrafricains qui vivent dans ces dites conditions. Selon le système des Nations Unies au Cameroun, la mise en œuvre de ce processus apparaît aujourd’hui difficile à cause de la poursuite de la dégradation de la situation sécuritaire en RCA qui continue de contraindre à l’exil de nombreux Centrafricains, faisant redouter au contraire l’arrivée de nouveaux afflux de réfugiés sur le sol camerounais. Fridolin